Depuis le début de l’année, le recrutement d’informaticiens tunisiens et marocains par les SSII françaises connaît un nouvel essor. Cet afflux de main-d’œuvre bon marché crée une situation de dumping social.
Des autorisations délivrées en quelques semaines
Dressée sur la base du marché du travail de 2007, et donc avant la crise, cette liste n’a pas été réactualisée depuis, alors qu’avec 0,57 offre par demandeur d’emploi, l’informatique se situe, d’après le dernier indicateur trimestriel Dares-Pôle emploi, au même niveau de tension que l’ensemble du marché du travail.
Pour Régis Granarolo, président du Munci, « nous vivons exactement la même situation qu’en 2002-2004. Une fois de plus, le Gouvernement se réveille deux ans trop tard, car le chômage des informaticiens a doublé en France depuis le début de la crise et dépasse aujourd'hui les 6 % (catégories A, B, C). »
Dirigeant d’Offshore Boosting, Jean-François Renault a dénoncé cette dérive sur son blog dès le mois de septembre. Il est rejoint par Eric Beltrando, directeur de la SSII Bilog implantée à Tunis. « Dans 90 % des cas, ces informaticiens n’ont d’autre projet que d’être placés dans une SSII française. »
http://pro.01net.com/editorial/532240/immigration-quand-les-ssii-francaises-font-leur-marche-au-maghreb/
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